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Publication des membres de l'AEFL
Elisabeth BLANC/Jean-Michel VIVES Stoïan STOIANOFF Elisabeth de FRANCESCHI France DELVILLE
L'opéra
et le désir
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La
lecture des différentes interventions laisse apparaître
qu'à travers ces trois thèmes centraux de la psychanalyse
se pose la question plus générale, pour paraphraser
Lacan, du chant et de la fonction de la parole et de la musique
dans l'opéra. M.Poizat : « La musique, c'est le langage moins le sens disait Levi Strauss, le discours de Don Juan, c'est le langage dans l'illusion du sens... Avec Don Giovanni, pour la première fois, une oeuvre d'opéra participe directement de la création d'un mythe... Dans cet opéra, l'effet de subversion de la parole se produit par la présentification de la Voix comme telle, notamment par le cri ». |
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Jean-Michel
Vivès est metteur en scène, musicien, chanteur, mais
également psychanalyste et il enseigne à la Faculté
de Nice Sophia Antipolis. Élisabeth Blanc est psychanalyste,
présidente du Festival d'art lyrique Opus-Gattières. |
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Éditions
l'Harmattan - 250 pages • 21,5 € • février 2004 |
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INTERVENANTS
: Jean-Michel VIVES Psychanalyste, Musicien, Metteur en scène, Maître de conférences à l'Université de Nice, Jean CHARMOILLE Psychanalyste, Cofondateur de l'association Insistance, Alain DIDIER-WEILL Psychanalyste, Dramaturge, Cofondateur de l'association « Insistance », Houchang GUILYARDI Psychiatre, Psychanalyste, Fondateur de l'association, « Psychanalyse et Médecine », Jean Pierre WINTER Psychanalyste, Écrivain, Fondateur du « Mouvement du Coût Freudien », Élisabeth BLANC Psychanalyste, ex Présidente d'Opus, Organisatrice du Colloque. |
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65 pages • 5 € +
1 € de frais de port • février 2006 A commander à Elisabeth BLANC 10 boulevard Tzarevitch 06000 Nice elisabeth.blanc@wanadoo.fr |
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Ouvrages de Stoïan STOÏANOFF-NENOFF
Stoïan Stoïanoff-Nénoff est diplômé de psychologie et membre de diverses sociétés scientifiques. Depuis la dissolution de l'École Freudienne de Paris il a participé à la fondation des Cartels Constituants de l'Analyse Freudienne. Il est praticien de la psychanalyse.
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Éditions
l'Harmattan 246 pages • 19,8 € • mars 1996 |
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A commander à l'AEFL, Thierry
Bisson, 10 € + 1,50 € de frais de port bisson@unice.fr |
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Éditions
l'Harmattan 206 pages • 20 € • 1998 |
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La cinquantaine d'articles ici réunis résume une traversée, celle de toute une époque, qui pour moi a été marquée par ma rencontre avec Jacques Lacan. Fondateur de l'École Freudienne de Paris, Lacan est l'inventeur d'un programme de recherche dans les sciences humaines, explorant les nouages entre elles des dimensions du Réel, du Symbolique et de l'Imaginaire.
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Ouvrages de Elisabeth De Franceschi
Interprétation
des comptines
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Octobre 2005, 112 pages, 17 €
à commander aux Éditions Demaistre, 27, rue Théodore
de Banville, 06100 Nice |
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Amor
artis :
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Éditions
l'Harmattan 384 pages • 29 € • Mars
2000 |
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Les cartons de mon arrière-grand-père Cet envoûtant récit de formation a pour cadre les montagnes et la forêt de Bohême. Le texte en est consigné dans les « cartons que découvre le narrateur revenu dans la vieille maison de ses aïeuls. Ils racontent la double faute de l'arrière-grand-père Augustinus, figure mythique, qui trouve son rachat et reconquiert le bonheur grâce à l'ascèse patiente de l'écriture. L'amour perdu lui sera rendu au terme d'une lutte contre les démons de l'irrationnel qui habitent l'homme : hantises et angoisses, violence cachée qui brusquement surgit dans un incident, et aussi terreur devant les forces destructrices de la nature, « l'effroyable innocence des choses telle qu'elle se manifeste dans la description somptueuse que fait Stifter de l'hiver autrichien. Cette longue nouvelle tenait particulièrement à coeur à son auteur (« l'enfant de ma joie et de ma douleur disait-il), qui remit quatre fois l'ouvrage sur le métier. Nous avons choisi la deuxième version de l'oeuvre, la plus élaborée et la plus diverse. Adalbert Stifter est né en Bohême en 1805, il vécut à Vienne et mourut en se tranchant la gorge en 1868. La transparence des récits de Stifter, leur fausse quiétude Biedermeier, expriment la vision d'une vie simple et idyllique qui se sait mortelle. Un des grands écrivains de langue allemande du XIX` siècle qui trouve en France un accueil de plus en plus enthousiaste. |
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Éditions Jacqueline Chambon,
3 place d'Assas, Nîmes 222 pages • 15 € • Mai
1989 |
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Dans
« Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci »,
Sigmund Freud exprime sa dette à Dmitri Merejkovski, qui l’a
inspiré et documenté, il lui rend hommage (selon Pontalis)
dans des termes qui disent assez son admiration, et peut-être son
envie, à l’égard de l’écrivain –
et du peintre : le romancier « connaisseur d’âmes »
a su exprimer sa conception « non pas en mots exsangues mais, à
la manière du poète, en langage plastique ».
Langage plastique que l’on retrouve dans tous les arts, et, concernant
la Peinture, chez Sergueï Pankejeff, « L’homme aux Loups
», dont Freud avait espéré qu’elle lui apporterait
la sublimation nécessaire au dépassement de ses terribles
maux.
C’est dans cet esprit que j’ai à cœur d’explorer
des œuvres de peintres et de poètes, non pour en rester à
ce qui serait défini comme de la « critique d’art »,
mais, grâce à l’étude de la psychanalyse - une
recherche assidue de ce côté - laisser de libres associations
naviguer entre le Réel de l’œuvre, l’Imaginaire
tendu entre celui de l’artiste et celui du regardeur, et le double
Symbolique du vocabulaire artistique et de la loi de l’entame (on
ne saura jamais vraiment ce qu’on voit, on ne pourra jamais le dire).
Tentative de jeter des ponts de toutes parts, en étoile. Etoile
de la « poésie », du « faire » au fer rouge.
France Delville, critique d’art, écrivain
SOSNO Traversée en forme de fugue C’est sur un étrange épisode de son parcours que ce livre interroge Sosno (Sacha Sosnovsky) dont la Tête Carrée (construite par l’architecte Yves Bayard) fait partie de la Bibliothèque Nucéra, proche du MAMAC de Nice. Episode jusque-là énigmatique puisqu’il s’agit d’une traversée de l’Atlantique en voilier, de l’été 1976 à l’automne 1979, qu’accomplit Sosno au moment où sa carrière parisienne (Art sociologique) était florissante. Pourquoi ce retrait, cette rupture, cette déchirure, cette embolie, ce trou ? En un mot ce qui fut, dans sa vie même, une Oblitération ? Une «Traversée » est la vie de Sosno, car l’adolescent qui montra ses premières œuvres à Henri Matisse au Régina fut ensuite reporter de guerre, cinéaste, scénariste, écrivain, et, comme journaliste, le premier (1961) à inscrire le terme d’Ecole de Nice dans sa Revue « Sud Communication ». C’était la première fois que Sosno racontait ce voyage, et les commentaires qui surgirent, sans tomber dans le piège d’une psychanalyse sauvage, allèrent fouiller de plus en plus profond dans le lien entre les différents exils qui furent son lot. Des dialogues libres entraînèrent beaucoup plus loin que prévu la parole des interlocuteurs. Levinas, Jabès, Spinoza, Maïakovski, Derrida, Rousseau, Tournier, et tant d’autres, furent convoqués selon la fantaisie du moment pour confirmer l’arbitraire du signifiant, et, du même coup, la pertinence de la sculpture de l’artiste, qui, définitivement, tranche dans le fantasme. |
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Melis Editions (2002). Pour passer commande, appeler
ou mailer : melis.editions@wanadoo.fr tel/fax : 04 93 08 20 22 Prix : 23 euros |
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André Verdet ou La parole oraculaire Le terme de « parole oraculaire » que les psychanalystes ont affecté à un Discours du Maître propre à interdire la parole du sujet, analysant ou pas, est réintroduit ici dans son sens originel, « pythique », « delphique», à propos d’André verdet, l’œuvre de celui-ci apparaissant comme la mise en acte presque idéale d’un accueil de l’Inconnu, d’un au-delà, dans une sorte de transe, et cela grâce à l’invention d’une langue qui est à la fois langage poétique et vocabulaire plastique. « A un certain point critique du langage, l’étoile implose », écrivit André Verdet, ce qui signifie la surprise, pour le poète, de l’irruption d’un réel qu’il n’attendait pas toujours, mais recherchait activement, dans son intense curiosité du monde. |
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Melis Editions (2001) Pour passer commande, appeler ou mailer : melis.editions@wanadoo.fr tel/fax : 04 93 08 20 22 Prix : 18 euros |
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Nivèse ou La part féminine de l’École de Nice Nivès Oscari (aujourd’hui Nivèse), née en Istrie en 1944, partie vivre en Belgique avec sa famille après la guerre, le père ralliant le Borinage pour y être mineur, et venue à Nice en 1973, est la seule artiste femme de l’Ecole de Nice. En quoi les divers lieux traversés, inscrits dans la mémoire la plus ancienne, en quoi la transplantation, en quoi le charbon qui maquillait de khôl les yeux du père, en quoi la Méditerranée première, les magies « oubliées » de l’Europe centrale, les escales vénitiennes, et toutes les langues qui la nomment tour à tour O. Nivès, Nivès Oscari, Oscari Nivès, Oscar Nivès, Nivèse Uckar, pour dire et redire qu’elle s’appelle « neige », ont-ils permis la profusion, la fantaisie, le baroque de départ (ex-votos à la Putain, poupées serties en icônes, etc.), et la façon dont ils se sont pétris pour donner un vocabulaire personnel allant vers le construit, l’abstrait, mais où les sources restent à deviner en traces subtiles. Son originalité : une occupation très personnelle de l’espace, sorte de retour à des sources inconnues, telluriques. |
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Melis Editions (2001) Pour passer commande, appeler ou mailer : melis.editions@wanadoo.fr tel/fax : 04 93 08 20 22 Prix : 18 euros |
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La ligne illimitée de Fritz LEVEDAG Né
à Munster en 1899, la vie de Fritz Levedag fut perturbée
par deux guerres, le nazisme, comme fut perturbée cette
Ecole du Bauhaus où il fut l’assistant de Gropius,
élève de Klee et Kandinsky, avant de créer
son propre cours, poursuivre ses propres recherches, mais toujours
sur le mode du Bauhaus : analyser formes, couleurs, rapports entre
eux, et surtout cette « ligne libre ondulante » qui
avait intéressé ses maîtres, mais à
laquelle il ouvrit l’espace. Le décryptage de ce
parcours est d’autant plus passionnant qu’il permet
de repérer comment, tout au long de l’Histoire de
l’Art, avant et après Levedag, à la fois cadre
et construction interne permettent l’assise du décollement
imaginaire et symbolique d’une ligne cherchant à
rejoindre des zones non identifiées. La « ligne illimitée
» fut-elle pour Fritz Levedag une consolation au sens de
Shopenhauer, une évasion au sens de Levinas ? Elle l’aida
peut-être à réaffirmer quotidiennement l’existence
de possibles face au mortifère. Et aujourd’hui encore
le fait de considérer l’être humain comme un
infini est une forme essentielle de résistance. C’est,
pour les psychanalystes, une position éthique : le fondement
de ce qu’ils appellent l’écoute. |
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Feuer-Vogel Editions (1998) Distribué par Melis Editions |
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Quatrième
livraison d’une Revue qui s’appela d’abord «
Caute », devise de Baruch Spinoza inscrite sur sa pierre
tombale (« Prends Garde »), ce numéro a pour
sous-titre « Ultimi Barbarorum », phrase que le même
Spinoza voulut placarder sur les murs de La Haye après
le massacre de ses amis les frères De Witt, ce qu’un
ami peintre l’empêcha de faire, pour lui éviter
d’être massacré. Ce numéro, dont France
Delville est le maître d’œuvre, réunit
des textes de psychanalyse, sociologie, linguistique, philosophie,
sur une analyse possible de la barbarie, contemporaine. En novembre
74, au CUM de Nice, Lacan avait demandé : « Qu‘est-ce
qui fait l’émotion ? Croyez-vous que ce ne soit que
les tripes qui remuent ? Elles remuent des mots. Il n’y
a rien qui affecte, comme on dit davantage, celui que j’ai
qualifié d’être parlant. » Il avait ajouté
que Spinoza s’en était aperçu, bien avant
que la psychanalyse existât. Ce jour-là, à
Nice, il a fait de Spinoza un expert en désir, c’est-à-dire,
ce qui, au-delà de l’angoisse, fait avancer vers
la vie, l’amour, la justice, désespérément.
Le conatus. Dépassement, permanent, obstiné, de
la mort, qui guette à chaque instant. |
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Editions Hors-Lieux, Strasbourg (2003) |
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